Panique Covid-19 en Seine-Saint-Denis: 94 établissements touchés par le virus; les détails

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Plus de quinze jours après la rentrée, les cas de Covid-19 se multiplient dans les établissements scolaires du département. 94 d’entre eux sont actuellement touchés par le coronavirus.

En Seine-Saint-Denis, comme partout en France, l’épidémie de Covid-19 continue de s’étendre aux établissements scolaires. Alors que le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a annoncé ce mercredi que 81 établissements scolaires et un peu plus de 2 100 classes étaient fermés sur l’ensemble du territoire français, 94 établissements sont touchés par au moins un cas de Covid-19 en Seine-Saint-Denis, selon les derniers chiffres transmis mercredi soir par l’Agence régionale de santé (ARS).

À l’échelle de l’Ile-de-France, ce nombre grimpe à 778 établissements. Le rectorat de Créteil (Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Seine-et-Marne) n’a, de son côté, pas communiquer sur le sujet pour l’instant. « Globalement à l’école primaire, chaque cas donne lieu à une fermeture de classe », détaille l’Agence régionale de santé, qui précise que la Seine-Saint-Denis ne compte « à ce jour pas d’école fermée sur décision de l’ARS ».

L’école Foch de Villemomble, le lycée Jacques-Brel à La Courneuve, l’école maternelle Descartes à Saint-Denis ou Jean-Perrin à Aubervilliers, le lycée international de l’Est parisien à Noisy-le-Grand, le lycée Condorcet à Montreuil et Jean-Rostand à Villepinte… Partout, les cas se multiplient touchant aussi bien des élèves, des agents des collectivités territoriales que des enseignants.

Des droits de retrait chez les enseignants

Et la fronde grimpe chez ces derniers. Ce mercredi, des professeurs du collège Henri-Barbusse à Saint-Denis ont déposé un droit de retrait pour dénoncer l’« information tardive à l’ensemble des personnels d’un deuxième cas de Covid-19 » au sein de l’établissement. Quelques jours plutôt, leurs collègues du lycée Paul-Eluard de Saint-Denis avaient fait de même.

« Plusieurs élèves ont été dépistés positifs depuis la fin de la semaine dernière. Les camarades de leur classe n’ont pas été mis en quinzaine, les cours continuent de se dérouler sans que l’ARS ne prenne la moindre mesure de prévention », écrivaient-ils dimanche 13 septembre.

Mardi soir, un rassemblement était également organisé par des enseignants du collège Elsa-Triolet de Saint-Denis devant la mairie pour demander l’embauche d’infirmières scolaires sur leur ville et le département.

« Une partie des cas est parfois cachée aux équipes »

« On constate qu’il y a une multiplication des cas partout, mais qu’une partie est parfois cachée aux équipes. Au collège Henri-Barbusse justement, l’établissement a été mis au courant le lundi 7 septembre de la contamination d’un élève, mais l’ensemble de l’équipe n’a été alerté que le vendredi suivant », déplore Grégory Thuizat, cosecrétaire départemental du syndicat d’enseignants Snes-FSU. « La direction académique est sous l’eau et gère finalement comme elle peut les cas de Covid-19. Le ministère n’a pas anticipé la rentrée. C’est comme si les mois de mai et juin n’avaient servi à rien », poursuit ce représentant syndical.

« Pour l’instant, il n’y a pas encore eu de cluster particulièrement important, remarque Anne Pieter, coprésidente de la fédération de parents d’élèves FCPE 93. Peu d’établissements ont fermé, on a plutôt vu des classes ou des groupes d’élèves confinés. Ce qui nous inquiète justement, c’est qu’on a l’impression que l’Education nationale ne s’est pas préparée à gérer ces petites périodes d’éloignement de l’école, qui ne touchent qu’une partie des élèves mais qui risquent de se répéter pour certains, créant une iniquité. On sait aussi que ces confinements vont poser des problèmes dans l’organisation des épreuves du baccalauréat en contrôle continu, mais là aussi l’Education nationale semble n’avoir rien anticipé. »

source: le parissien

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