Ebene Magazine – The Terror est de loin le nouveau drame le plus convaincant à atteindre les écrans britanniques cette année

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Ebene Magazine - The Terror est de loin le nouveau drame le plus convaincant à atteindre les écrans britanniques cette année

Cette histoire intemporelle est racontée avec une caractérisation solide et un dialogue intelligent et émouvant animé par une distribution enviable comprenant Jared Harris et Ciaran Hinds.

En 1845, deux navires britanniques, le HMS Erebus et le HMS Terror, partent dans l’espoir de naviguer dans le passage du Nord-Ouest jusqu’au Pacifique. Ils n’ont plus jamais été entendus. Après avoir quitté la baie de Baffin, aucun des deux navires n’a été aperçu avant 2014, date à laquelle une équipe canadienne a découvert l’épave d’Erebus dans le golfe de la Reine Maud. La Terreur a été retrouvée deux ans plus tard.

Le mystère de ce qui est arrivé aux 129 hommes à bord a inspiré de nombreuses œuvres de fiction, parmi lesquelles le roman de 2007 de Dan Simmons, The Terror, sur lequel cette série en 10 parties est basée. Bien qu’elle arrive à peine à la BBC, c’est une production AMC, produite par Ridley Scott, qui a fait ses débuts aux États-Unis il y a près de trois ans. Peu importe. C’est une histoire intemporelle de mystère et de peur, et de loin le nouveau drame le plus fascinant à atteindre les écrans britanniques cette année.

Mis à part quelques indices faisant allusion à la violence, au désespoir et au cannibalisme, on ne sait presque rien de ce qui est arrivé à Erebus et à la Terreur, les écrivains sont donc libres de construire leur propre histoire. Le résultat est une étude étrange, troublante et horrible des hommes poussés à leurs limites, mélangeant l’horreur psychologique et le surnaturel avec une attention aux détails historiques. Alors que Terror et Erebus tentent de se frayer un chemin à travers les criques et les sons du nord du Canada, ils sont pris au piège dans la banquise, à quelques centaines de mètres l’un de l’autre. Le blanc s’étend à l’horizon dans toutes les directions, sous un soleil qui ne se couche pas en été ou ne se lève pas en hiver. Dans ces conditions fertiles pour le cauchemar, les hommes commencent à voir des choses qui ne sont pas toutes familières. Qu’est-ce que ça vient sur la colline? Est-ce un monstre? Oui c’est le cas.

Le premier épisode établit les navires dans leur prison glacée et fait allusion à la misère à venir. Nous savons que l’équipage effectue un aller simple, mais le comment et le pourquoi ne sont pas clairs. Pourtant, ce qui élève The Terror depuis le début, ce ne sont pas ses épanouissements de genre, mais la caractérisation solide comme le roc et le dialogue intelligent et émouvant, mis en vie par un casting enviable. Le chef d’ensemble de l’expédition, et capitaine de l’Erebus, est Sir John Franklin (Ciaran Hinds), bien intentionné mais qui a dépassé son apogée et enclin à l’orgueil, même après que les éléments et les Inuits ont tenté de les avertir de rester à l’écart.

Le numéro deux de Franklin, et capitaine de la Terreur, est Francis Crozier (Jared Harris), un Irlandais humble et une âme plus prudente et fataliste. Il y a quelque chose de Valery Legasov, le personnage que Harris a joué à Tchernobyl, dans la façon dont Crozier essaie de faire ce qu’il faut dans les limites d’une hiérarchie rigide qui a une mission globale nébuleuse. Apparemment, ces hommes sont là pour accomplir une mission pour la reine et la patrie, mais l’ambition personnelle obscurcit leur jugement.

Il y a en particulier le jeune commandant bolchique James FitzJames (Tobias Menzies), classé sous Crozier mais plus avide de gloire. Ce n’est pas la première fois que les hommes se rencontrent. Des flashbacks sur leur vie à la maison, où ils sont célébrés comme des héros, révèlent des allégeances personnelles et des ressentiments qui n’ont pas grand-chose à voir avec la tâche à accomplir.

Aux côtés de ce trio de base, il y a une équipe de soutien de soldats et de marins dont les histoires sont diverses à mesure que leur quête de survie devient de plus en plus désespérée. Il y a Adam Nagaitis, un autre vétéran de Tchernobyl, dans le rôle de l’inquiétant Cornelius Hickey, un petit officier du Terror. Paul Ready est le Dr Harry Goodsir, chirurgien assistant mais plus compatissant que son patron, le Dr Stanley (Alistair Petrie). Peu importe ce qui attend ces hommes sur la glace, aucun monstre n’est plus effrayant qu’un homme au bout de sa longe, à des milliers de kilomètres de chez lui.

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Ref: https://www.independent.co.uk

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