Ebene Magazine – Pour la première fois dans l’histoire, un pape en Irak

0
17

Pour la première fois de l’histoire, un Pape sera en Irak à partir de vendredi pour encourager la fragile minorité chrétienne à s’affirmer malgré les conflits et une vie difficile et à réaliser de façon spectaculaire l’islam chiite.

Dans ce pays, l’un des berceaux du christianisme, devenu exsangue par les guerres et toujours marqué par la percée du groupe djihadiste État islamique (EI), le pape François est – et c’est une première en soi – la plus haute autorité religieuse d’une partie de la rencontre mondiale chiite, le Grand Ayatollah Ali Sistani à Najaf, au sud de Bagdad.

Ce sera aussi le premier séjour du Pape à l’étranger depuis le début de la pandémie de Covid-19 après une bonne vaccination, ainsi que la multitude de journalistes et de membres du clergé qui le suivent.

Recevez gratuitement notre numéro du jour par e-mail pour ne pas manquer les meilleures nouvelles

Inscription gratuite!

Au cours de sa visite de trois jours, le pape argentin de 84 ans visitera une minorité chrétienne diversifiée mais réduite au milieu d’une population de 40 millions d’Irakiens en proie à 40 ans de guerre et de crise économique.

Le papal Le programme est aussi ambitieux et historique: d’ici lundi, il ira dans une cathédrale qui a été tuée en 2010 par une prise d’otages à Bagdad, dans la ville d’Ur, dans le désert méridional, à Najaf et à Daech à Mossoul (nord) .

Trois jours, 1650 km
Un total de près de 1 650 kilomètres, qui sont principalement à parcourir par voie aérienne.

Partout sur son chemin, des messages de bienvenue et des invitations à coexister ont été collés. Des routes ont été goudronnées, des barrières de sécurité érigées et des travaux de rénovation ont été effectués dans des zones qui ne figuraient pas auparavant sur le plan de visite officiel.

« Le message du Pape est que l’Église est aux côtés de ceux qui souffrent », a déclaré le catholique chaldéen L’archevêque de Mossoul et d’Aqra, Najeeb Michaeel, à l’AFP.

« Le Pape aura des paroles fortes ici où des crimes contre l’humanité et un génocide ont été commis », poursuit le prélat, qui a lui-même dû fuir les djihadistes de Mossoul.

La communauté chrétienne en Irak est l’une des plus anciennes et des plus diversifiées, y compris les Chaldéens – catholiques -, arméniens orthodoxes et protestants.

Sous la dictature de Saddam Hussein (1979-2003), les chrétiens étaient au nombre d’environ 1,5 million soit 6% des Irakiens. Aujourd’hui, ils ne représentent que 1% de la population avec un maximum de 400 000 membres, estime William Warda de Hammourabi, une ONG de défense des minorités locales.

Avant l’exil, la plupart des chrétiens se trouvaient dans la province de Ninive, dont la capitale est Mossoul. Des vitrines et des livres de prières en araméen moderne y sont exposés.

Lorsque les djihadistes de l’Etat islamique ont occupé Mossoul en 2014, le pape François a soutenu la campagne militaire internationale pour soutenir les forces armées irakiennes. Puis il a dit qu’il voulait aller voir les chrétiens d’Irak et s’y tenir.

En 2019, le pape souverain a également condamné la répression sanglante d’un soulèvement populaire contre le pouvoir, qui a principalement affecté Bagdad et le sud de l’Irak.

Dans cette région méridionale, le pape se rendra à Ur samedi, où le patriarche Abraham est né selon la tradition.

Mais l’Irak était déjà dans l’esprit du Vatican avant l’arrivée du pape François. En 2000, Saddam Hussein a comblé à la dernière minute les espoirs de Jean-Paul II qui envisageait d’y faire un pèlerinage.

Dix-neuf ans plus tard, le patriarche de l’Église chaldéenne en Irak, Louis Sako, en a reçu un du président irakien Invitation officielle de Barham Saleh au Pape pour « guérir » le pays de la violence.

Le Covid-19 a retardé le voyage, mais ni la restriction imposée sur la durée de la visite en raison d’un pic de contamination, ni l’annonce que le Ambassadeur du Vatican Testé positif pour Covid-19 à Bagdad, a changé le programme. Sinon que le Pape est retenu d’une tournée.

Le Pape émérite Benoît XVI., Qui s’était retiré dans un monastère du Vatican depuis sa démission, a certainement jugé ce voyage comme « très important », mais aussi
« Dangereux: pour des raisons de sécurité et à cause du Covid ».

De nombreuses équipes de sécurité du Vatican se sont succédées en Irak, théâtre de vives tensions géopolitiques, pour organiser la sécurité. Des commissions provinciales ont été chargées de sécuriser le circuit du Pape.

Vendredi matin, l’avion papal atterrit à Bagdad avec environ 150 personnes à bord, dont la moitié sont des journalistes.

Après sa signature en 2019, le Pape sera de réassocier les Émirats arabes unis à l’islam. Cheikh Ahmed al-Tayeb, Imam d’Al-Azhar, la plus haute institution de l’islam sunnite, encourage le dialogue entre chrétiens et musulmans.

En Irak, il se tournera vers les chiites, majoritaires dans ce pays mais dans la minorité de la dans le monde – 200 millions sur 1,8 milliard de musulmans – lorsqu’il rencontre Ali Sistani.

Pour le gouverneur de Najaf, Louai al-Yasseri, c’est une « visite historique ». « Nous parlons d’un chef religieux suivi par 20% de la population mondiale: sa venue signifie beaucoup, sa rencontre avec le Grand Ayatollah aura un grand impact. » « 

Tout sur le coronavirus

Ref: https://fr.timesofisrael.com

QU’EN PENSEZ-VOUS?

[comment]

PUB

Laisser un commentaire, votre avis compte!

[gs-fb-comments]

Laisser un commentaire, votre avis compte!

Laisser un commentaire, votre avis compte!