Attentat de Conflans : Voici comment Mélenchon sème le trouble en s’en prend aux Tchétchènes

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    Les propos très vifs du patron des Insoumis sur la communauté tchétchène ont suscité un malaise. Dans ses rangs aussi, où certains s’interrogent (timidement).

    Chauffé à blanc. Dimanche 18 octobre dans la soirée sur le plateau de LCI, alors que l’émotion provoquée par l’assassinat de Samuel Paty, un enseignant de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) tué par un jeune Tchétchène, était encore très vive, Jean-Luc Mélenchon s’est livré à une charge contre tous les Tchétchènes qui a sidéré, en particulier à gauche.

    « Moi, je pense qu’il y a un problème avec la communauté tchétchène en France », a-t-il déclaré. Après avoir rappelé les troubles provoqués en juin à Dijon par un groupe de Tchétchènes venus régler des comptes, le chef de file des Insoumis lance alors : « Il faut reprendre un par un tous les dossiers des Tchétchènes présents en France. Et tous ceux qui ont une activité sur les réseaux sociaux, comme c’était le cas de l’assassin ou d’autres, qui ont des activités de l’islamisme politique doivent être capturés et expulsés ». Des mots, un ton et une rhétorique qu’on est plus habitué à entendre à l’extrême droite que du côté de l’échiquier où se situe en principe Jean-Luc Mélenchon.

    « Le problème c’est l’islamisme politique, pas les Tchétchènes, s’insurge Olivier Faure, le patron du Parti socialiste. Le meurtrier des Yvelines était tchétchène, d’autres avant ne l’étaient pas. A ne pas vouloir désigner clairement l’islamisme politique, on en vient à essentialiser une nation plutôt qu’une autre. » Guillaume Lacroix, le chef de file des radicaux de gauche, est encore plus incisif : « S’en prendre aux Tchétchènes en général, c’est de la part de Mélenchon un faux-fuyant, une manière pour lui de faire oublier qu’il a été le principal relayeur en France de l’islamophobie. Quand on relaye ce concept venu du Pakistan ou des Frères musulmans, c’est qu’on a perdu sa boussole ! »

    «Mélenchon est très ambigu»

    La participation du député des Bouches-du-Rhône, le 10 novembre 2019 à une marche contre l’islamophobie controversée, accusée par de nombreux politiques d’être noyautée par les islamistes, reste dans toutes les têtes. La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, y a fait allusion dans un tweet : « Je récuse à tous ceux qui ont été de tous les défilés et de toutes les pétitions avec les islamistes le droit de se donner bonne conscience et de s’exonérer de toute responsabilité en manifestant (NDLR, dimanche à République). Mélenchon est très ambigu sur ce point-là ».

    Restée proche du leader des Insoumis, la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann continue de soutenir son ami de trente ans : « Il aurait pu être un peu plus diplomate, mais sur le fond, ça ne me fait pas monter aux rideaux, car on a un vrai problème, de façon récurrente, avec la communauté tchétchène ». « On leur a accordé assez largement le droit d’asile, mais quand on voit ce que ça produit, on a le droit de s’interroger », estime-t-elle. Député LFI de Seine-Saint-Denis, Eric Coquerel – qui était présent aussi bien dimanche que le 10 novembre contre l’islamophobie – reste lui aussi droit dans ses bottes : « On portera toujours des coups au terrorisme, mais on sera aussi toujours du côté de ceux qui sont attaqués pour leur religion. » Tout juste admet-il que « le mot communauté est sorti un peu vite, je crois que Jean-Luc le pense aussi… »

    «Moi, je ne parle pas de communauté tchétchène»

    Membre du groupe LFI à l’Assemblée, Clémentine Autain se dit d’abord révoltée par les attaques portées dimanche par Manuel Valls. « Jean-Luc Mélenchon a une très grande responsabilité dans tout ce qu’il s’est passé, dans ce rapport de la gauche avec cette lutte contre l’islamisme », avait taclé l’ancien Premier ministre. « Dimanche était un jour d’hommage, de rassemblement républicain et d’humanité, condamne Autain, ce n’était pas le lieu pour régler des comptes. Le débat politique argumenté doit venir après, mais pas sur des bases d’anathèmes innommables comme le fait Valls qui est coutumier du fait. »

    Mais la députée de Seine-Saint-Denis n’adhère pas pour autant aux propos de son chef de file. « Moi, je ne parle pas de communauté tchétchène, car ce n’est pas un bloc. Quand on les a fait venir, c’est parce qu’ils fuyaient la guerre. Ce terme de communauté ne correspond d’ailleurs pas au vocabulaire habituel de Jean-Luc ». Une nouvelle faille dans la maison insoumise ?


    SOURCE: https://www.w24news.com/news/attentat-de-conflans-voici-comment-melenchon-seme-le-trouble-en-sen-prend-aux-tchetchenes/?remotepost=438703

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